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CENTRES DE KHENCHEN SHERAB GYALTSEN AMIPA

Khenchen Sherab Gyaltsen Amipa

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Vénérable Khenchen Lama Shérab Gyaltsen Amipa Rinpoché est né en 1931 dans la ville de Sakya (Tibet) dans une famille de longue tradition bouddhiste.


Son frère aîné, Shedrub Tenzin, entra au monastère de Sakya à l’âge de huit ans. Le vén. Lama Shérab l’y rejoignit pour sa part à l’âge de sept ans. Après avoir reçu les vœux de moine novice, il fut appelé « Shérab Gyaltsen » que l’on traduit par « Bannière de Sagesse ». Son professeur principal pendant les trois premières années était le Vénérable Khenpo Sangye Rinchen. Bientôt, il commença à diriger les prières du matin et d’autres rituels religieux plus longs.


À l’âge de dix-huit ans, le vén. Lama Shérab passa l’examen de Kachu. Ces études avancées comprenaient l’Abidharma, la philosophie du Madhyamika, le Vinaya et les trois ensembles de vœux.


Vén. Lama Shérab devint un moine pleinement ordonné, un Bhikshu, à l’âge de vingt ans. Après avoir obtenu le diplôme de Guéshé Rabjampa, il commença à enseigner au monastère principal de Sakya. Il reçut de nombreuses initiations tantriques de son gourou racine, Sa S. le 40èmeSakya Trizin, Ngawang Thuthob Wangchug.


Il quitta le Tibet en 1959 et, après un bref séjour à Kalimpong en 1960, il rejoignit les moines du monastère Sakya à Darjeeling. Après deux ans dans cette localité, il fut choisi comme représentant de l’école Sakya à Dalhousie, où il rencontra pour la première fois plusieurs occidentaux intéressés par le bouddhisme tibétain. En même temps il commença à étudier les langues étrangères, en particulier l’anglais, et se familiarisait progressivement avec la culture occidentale.

En 1967, sous l’impulsion de Sa S. le 14ème Dalai-Lama, le département des affaires religieuses du gouvernement tibétain en exil demanda au vén. Lama Shérab de rejoindre l’Europe et de s’installer dans le nouvel institut de bouddhisme tibétain de Rikon (près de Zurich) en Suisse. L’objectif principal de cet Institut est de permettre une pratique continue par la présence des lamas tibétains, représentant les quatre écoles du bouddhisme tibétain. La vocation de l’Institut est aussi d’apporter un Dharma authentique aux pratiquants occidentaux intéressés.


L’influence de Lama Shérab Gyaltsen Amipa s’étendit petit à petit au-delà des frontières suisses vers différents pays européens où des groupes d’étudiants désireux d’apprendre et de pratiquer le Dharma se constituaient sous sa direction.

Ainsi, en 1977, un centre Sakya fut fondé dans la région de Strasbourg, dans le village de Kuttolsheim. Ce centre fut inauguré par Sa S. le 41èmeSakya Trizin en septembre 1978, devenant officiellement l’Institut européen de bouddhisme tibétain, Sakya Tsechen Ling. Commencent alors les sessions mensuelles sur un week-end, assurées par le vén. Lama Shérab, également les retraites d’hiver, les retraites d’été, les traductions de textes fondamentaux, l’étude de la philosophie mais aussi de la culture tibétaine. 


En 1982, l’Institut fut très honoré par la présence de Sa S. le 14ème Dalaï-Lama lors de sa première visite à Strasbourg au Parlement Européen.


Sa S. le 41ème Sakya Trizin visita l’Institut de Rikon ainsi que Sakya Tsechen Ling maintes fois, et y donna à plusieurs reprises les enseignements profonds du Lam-Dré ainsi que des initiations majeures telles que celles d’Hevajra, de Vajrakilaya et de Vajrayogini. Sa S. Jigdal Dagchen visita également les centres du vén. Lama Shérab à diverses occasions, dispensant de nombreux enseignements et initiations.


Au fil du temps, les groupes d’étude du vén. Lama Shérab se transformaient en centres du Dharma, et ce en Suisse, en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Suède et aux Pays-Bas.


Vén. Lama Shérab écrivit plusieurs ouvrages sur la pratique bouddhiste, l’histoire de la tradition Sakya, Mahamudra et la langue tibétaine. Ses livres ont été rédigés en anglais, et la plupart seront traduits en français, allemand, italien, néerlandais ou tchèque.

En 1999, le Vénérable Lama Shérab fut invité au Parlement européen à Strasbourg, où il donna un enseignement bouddhiste aux parlementaires présents.


En 2010, lors des enseignements du Lam-Dré à Kuttolsheim, Sa S. Sakya Trizin lui conféra le titre de « Khenchen », ou « Grand Abbé ». Cette cérémonie eut lieu le jour propice de « Chökhor Düchen », qui commémore le premier mouvement de la roue du Dharma par Bouddha Shakyamuni. À cette occasion, Sa S. Sakya Trizin exprima sa profonde reconnaissance au vén. Lama Shérab Gyaltsen Amipa, soulignant « les immenses efforts qu’il avait déployés ici en Occident depuis plus d’un demi-siècle, établissant de nombreux centres du Dharma en Europe, aidant un grand nombre de personnes, soutenant de nombreux monastères au Tibet, en Inde et au Népal, sans compter son aide aux moines, nonnes et laïcs individuels ». 


Vén Khenchen Shérab, poursuivit sans relâche son activité d’enseignant du Dharma, visitant les différents centres en Europe, donnant enseignements et conférences, et participant aux différentes retraites. Sans oublier les nombreuses visites et soutiens aux tibétains de Suisse. Ses nombreux élèves et disciples purent ainsi bénéficier de sa présence de façon régulière et soutenue.

C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès de Khenchen Shérab Gyaltsen Rinpoché, alors qu’il avait été admis à l’hôpital cantonal de Winterthur, entouré par sa famille proche, le 14 avril 2014. 


Les funérailles furent organisées par sa famille, soutenue par l’ensemble des moines et représentants de l’école Sakya, en particulier Sa S. le 41èmeSakya Trizin et ses proches. Plusieurs monastères en Inde et au Tibet effectuèrent les différents rituels et prières selon la tradition. Sa S. le 41ème Sakya Trizin rédigea une prière de prompt retour à la requête de nombreux disciples.


Tous ceux qui l’ont côtoyé, pendant de nombreuses années ou même de façon plus brève, ne peuvent que témoigner de sa grande douceur dans les mots, dans les gestes, dans le regard, reflet de sa profonde sagesse et de sa compassion hors du commun, toujours à l’écoute de ses disciples auxquels il donnait des conseils avisés remplis de ses bénédictions, en accord avec un Dharma authentique.

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